vendredi 17 janvier 2020

RFI aime HYMNE...

... une lecture mélodieusement frissonnante de la destinée de Jimi Hendrix.


...un spectacle intelligent, sensible et utile.

https://www.facebook.com/250920961734989/






Un article de JOE FARMER journaliste à RFI et présentateur de l'émission 
L'ÉPOPÉE DES MUSIQUES NOIRES
https://musique.rfi.fr/

samedi 28 décembre 2019

Jimi Hendrix par Lydie Salvayre


« 1969, l’Amérique est prospère. les jeunes Blancs de la middle class découvrent en même temps les joies de l’abondance et l’asservissement que l’abondance induit.
1969, l’ultralibéralisme n’en est qu’à ses débuts mais il se prépare au triomphe avec beaucoup de soin.
1969, en France on se remet des manifestations monstres qui ont secoué les villes au mois de mai de l’année précédente. On craignait le chaos, ce fut une récré. 
Nos rêves sont soldés. »


HYMNE 
conçu par Isabelle Fruleux d’après le texte de Lydie Salvayre, 
du 16 au 31 janvier au Théâtre Antoine Vitez-Scène d’Ivry


jeudi 28 novembre 2019

Jimi Hendrix par Lydie Salvayre : HYMNE


Jim Hendrix, né le 27 novembre 1942 , mort à 27 ans le 18 septembre 1970.
« Il était timide.
Il avait le charme efféminé des timides.
Leur douleur.
Il approuvait courtoisement les conneries qu’on lui expliquait plutôt que d’en débattre. Il était incapable de dire non. Il était incapable de soutenir un regard hostile. 
Lorsqu’il parlait il mettait sa main devant sa bouche, comme pour s’excuser de l’ouvrir.
Il l’ouvrait peu.
Sa réserve était son inclinaison naturelle, et sa morale. 
Il ne savait pas déchiffrer la musique; Il était infoutu d’écrire et même de nommer les formes musicales inouïes qu’il inventait. Le sentiment de cette incapacité aggravait considérablement sa timidité naturelle. Lorsqu’il se vit contrait d’avouer à Miles Davis (lequel lui avait transmis une de ses compositions en signe d’amitié), lorsqu’il se vit contraint de lui avouer qu’il ne savait pas déchiffrer sa musique, il eut envie d’entrer sous terre. Et d’y rester.
Il fut le 18 août 1969 l’audace même.
Il fit ceci, il s’empara de l’Hymne et il le retrouva.
Il eut ce front.
Il prit ce risque. »

HYMNE d’après Lydie Salvayre, du 16 au 31 janvier au Théâtre Antoine Vitez Scène d’Ivry, avec Felipe Cabrera à  la basse et aux compositions, Vladimir Médail à la guitare, Coline Dalle aux costumes, David Antore à la scénographie et aux lumières, Claude Valentin au son, Carl Carniato à la vidéo et l’équipe du théâtre Antoine Vitez qui nous accueille en résidence.

Les détails sur le site de la Compagnie Loufried : 





lundi 11 novembre 2019

FRÈRES MIGRANTS de PATRICK CHAMOISEAU




Dimanche 17 novembre à Bordeaux, nous formerons un cercle ouvert de réflexion et de partage avec Patrick Chamoiseau, Béata Umubyeyi-Mairesse et Fadoua Roh. Vous êtes les bienvenus.

Voici deux extraits de l’ouvrage dont je ferai une lecture. Dans ce premier, l’auteur évoque la Relation, précieux poécept pensé par Edouard Glissant : 
« La Relation ne crée pas de communauté fondée sur la même narration - le grand récit unique, les mêmes ancêtres, la même identité devenue intangible. Elle fait exploser les fixités dans une conscience partagée, toute de conscience individuelles portées à un optimal degré de plénitude. Conscience dès lors toujours en devenir dans un essaim d’images. C’est pourquoi elle relie, relaie, relate, rallie, allie, et que ce mouvement ressemble à de la joie. »

« Seulement, la paix capitaliste et financière n’est pas la paix. Elle est fourrière d’une barbarie qui domestique les barbaries anciennes sous l’arche des « mœurs douces » où fricotent les banquiers, les affairistes et les marchands. Au fil de sont triomphe , cette barbarie perd de son invisibilité, voit surgir ses basses-fosses et déborder ses cales se révèle en final tout aussi virulente qu’une vieille arche de Noé où se concentreraient à des degrés divers toutes les virulences qui avaient existé… Ho ! que les morts massives en Méditerranée nous dessillent le regard ! Qu’elle nous permette de distinguer les petites morts du quotidien, le désastre disséminé dans l’écume de nos jours, l’innommée catastrophe dont l’ombre en chique taille pèse à fond parmi nous de tout son impossible!… »  
FRÈRES MIGRANTS de Patrick Chamoiseau éditions Seuil

Le dimanche 17 novembre à 15h, à La machine à Lire, 
8 Place du Parlement 33000 Bordeaux

dimanche 13 octobre 2019

L'HYMNE d'HENDRIX d'après LYDIE SALVAYRE




 « Hendrix se risqua, ce matin du 18 août 1969, à Woodstock, à dire le monstrueux de l'Amérique dont les Américains étaient à la fois victimes et complices.
Il se risqua à mobiliser sa mémoire et révéla des pans d'une Histoire passée et présente que l'Amérique vertueuse escamotait ou enterrait.
Et son geste prit valeur d'exorcisme. »

Mon nouveau projet, une mise en scène et musique du texte de Lydie Salvayre HYMNE, sera en résidence au théâtre Antoine Vitez d'Ivry en fin d'année. Retrouvons-nous aux premières, du 16 au 31 janvier 2020 !
Nous aurons aussi des étapes en Aquitaine en 2020. A Bordeaux, en mai au Glob Théâtre, au Café Music de Mont-de-Marsan puis au Rocher de Palmer de Cenon en décembre... notre tournée est en cours de programmation, je vous en reparlerai bientôt !

mercredi 20 février 2019

Les yeux la voix...

Un article de Jean-François Authier
pour la revue L'Actualité Nouvelle-Aquitaine

"Ce visage est un monde. Le planisphère de la mémoire ancestrale de la peau a ses reliefs d’incarnation, une géographie organique où prend source la voix, où s’ancre et germine l’émotion. Il faut écouter Isabelle Fruleux sans délai." (extrait)


La suite ici :