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jeudi 14 janvier 2021

Hymne, reloaded ?

 

© Stella Iannitto


L’année dernière, à cette même période, commençait ma résidence de création pour Hymne, au théâtre Antoine Vitez à Ivry. C’est une étape de réalisation très joyeuse parce qu’elle concrétise au moins deux ans de préparation en amont et qu’elle permet de rompre une forme de solitude, en rassemblant enfin les autres membres de l’équipe. 


Mais pour trouver le point de départ de cette aventure, il me faut remonter en 2017, au Festival du livre de Mouans-Sartoux où je venais d’être programmée avec Frères migrants. Depuis la parution du magnifique ouvrage de Patrick Chamoiseau, nous avions enchaîné les scènes de toutes sortes, de théâtre, de musique, des festivals littéraires ou des rassemblements associatifs… Selon les possibilités, je venais seule ou en musique avec Felipe Cabrera et Laurent Maur, Samuel F’hima ou Zacharie Abraham. Il fallait que ce texte circule toujours un peu plus, que les mots prennent corps, qu’ils s’envolent du papier et vibrent dans une expérience commune. Qu’ils ne puissent être balayés d’un revers de page, qu’ils aillent aussi où ils n’étaient pas attendus et qu’ils rejoignent nos intuitions, amplifient nos grondements. Qu’ils nous confortent en révélant in situ que oui, nous sommes très nombreux à refuser de traiter la vie comme une matière à exploiter, très nombreux à reconnaître qu’il est salvateur pour tous d’être attentif à autre que soi-même. Je ne remercierai jamais assez l’auteur d’écrire comme il le fait, en matières, couleurs, sons, sueur et battements de cœur, en partition idéale aux continuités artistiques. 

Donc en octobre 2017, cela fait des mois que je rencontre des personnes qui s’insurgent contre les murs dressés entre les humains. Mais, si dans une premier temps ces moments sont moteurs, je finis par ressentir comme une pesanteur de voir le fossé s’agrandir entre les solidarités citoyennes et les logiques gouvernementales. J’avais une sensation similaire face à l’éloignement entre mes désirs de création et les soutiens institutionnels. Ce n’est pas la même chose, certes, mais ce n’est pas sans rapport. C’est une gestion générale qui est délétère. Et pour nous artistes, il s’agit d’un effort incessant pour convaincre et forcer la prise en compte de l’essentiel, par les décisionnaires, pas seulement renouveler mais sans cesse forcer. Je ne vois pas comment nous pourrions avancer si le seul objectif commun est de préserver son pré carré, en particulier si les seules considérations centrales sont d’ordre administratif et financier. Dans les textes que je porte il est, entre autres, toujours question de dépasser les frontières, quelles soient matérialisées ou intégrées dans nos modes de relation et de raisonnement. Et il s’agit pour moi d’être cohérente jusque dans les équipes que je rassemble (où nous sommes tous très différents), dans les diverses formes d’expressions que je donne à voir et entendre simultanément, et aussi dans la pluralité des publics que je rencontre. Et ce n’est pas si utopiste puisque, quand j’y parviens malgré tout, ces publics bien heureusement inclassables, s’y retrouvent. Mais où en sera la diversité du propos, déjà loin d’être effective, quand ne monteront sur scène que les artistes qui répondront aux critères répertoriés et figés par les machines institutionnelles, ou qui auront le bon carnet d’adresse (fossilisé dans l’entre-soi) et pourront autofinancer l’élaboration d’un spectacle. Mon constat est que la production dans l’industrie du spectacle vivant est tout simplement nécrosée et le filtrage socio-culturel qui y est pratiqué s’en trouve de plus en plus exclusif et excluant, de ce point de vue il est très performant. Dans ce contexte, il me fallait une embrasure, prendre l’air et peut-être aussi revenir à moi pour être présente un peu mieux. Bref, je devais trouver d’autres points d’implication, entre les interstices.

Et ce jour-là, en sortant de scène au festival de Mouans-Sartoux, je rencontre une femme avec qui, en peu de mots, quelque chose de simple et de vrai se passe. Je ne la connaissais pas, j’apprends qu’elle écrit. Elle évoque l’un de ses livres, Hymne, et me propose d’y voyager. J’ai su sans l’avoir lu qu’il était un nouveau point de départ, un nouveau résonateur relayant les précédents. Une intuition qui s’est confirmée dès les premières lignes. Non : dès que, le livre au creux des mains, j’ai plongé dans les yeux de Jimi Hendrix, profonds, en photo de couverture, puis que j’ai été accueillie par ces vers d’Ossip Mandelstam, Mandelstam…! : « Mon siècle, mon fauve, qui pourra Te regarder droit dans les yeux » et, que suivant l’onde, je me suis sentie accompagnée dès cette première phrase de Lydie Salvayre à propos de Hendrix : « on dit qu’il était timide ». Au fil des mots, une filiation se restaure, offerte aux polyphonies. Avec ce récit, qui nous plonge dans l’histoire du musicien de génie, nous sommes dans une reconnaissance des liens, de ceux qui nous animent en débordant, en submergeant les assignations à résidence. Et l’on s’y souvient, pour mieux avancer. L’effacement, l’écartèlement du souvenir nous met à terre. Ce livre ne donne pas à voir, il ne cherche pas à faire comprendre, il engage le Nous en faisant voler en éclats portes et fenêtres. J’y trouve l’annonce de mes prochaines cérémonies païennes, la grisaille s’éloigne enfin.

Nous voilà revenus à Ivry. L’année dernière, en janvier, au théâtre Antoine Vitez. Il y fait bon travailler et le lieu porte bien son nom. L’équipe y défend la création, et les causes communes y ont un sens et une place, ce n’est pas si courant. Les grèves ne nous ont finalement pas desservis. Avec le recul, j’ai plutôt l’impression du contraire. J’étais en accord avec cette montée contestataire, mais les interruptions des transports refroidissaient la fréquentation des lieux culturels. Nos premières ont pourtant eu un public nombreux et enthousiaste, nous avons même affiché le fameux « Complet » à plusieurs reprises. Des journalistes se sont déplacés, nous gratifiant d’articles élogieux. Je vous ai alors donné rendez-vous au printemps, mais c’était sans compter le confinement. Cette fois, j’espère tenir ma promesse de retrouvailles dès le mois de mai. Nous commencerons, reprendrons, à Bordeaux. Mais d’ici-là, je partagerai d’autres choses, histoire de ne pas laisser l’hiver prendre trop de place.

« En jouant THE STAR SPANGLED BANNER, ce matin du 18 août 1969 à Woodstock, Hendrix fit renaître le sentiment d’une fraternité dont les hommes étaient devenus pauvres, et prêta vie à cette chose si rare aujourd’hui qu’on appelle, j’ose à peine l’écrire, une communauté, une communauté formée, là, dans l’instant, une communauté de malheur comme il s’en forme chaque jour (on dit que le malheur rapproche et cette idée me fait horreur), non pas une communauté complaisamment apitoyée ou romantiquement doloriste, ni une communauté sous narcose, je veux dire religieuse, non, non, non, mais une communauté de force et de colère mêlés, une communauté de solitaires, chacun plongés entièrement dans sa musique, chacun y trouvant domicile, mais au rythme de tous. » HYMNE de Lydie Salvayre, aux éditions du Seuil.

Hymne sera en mai à Bordeaux, au CDCN la Manufacture, en juillet au festival d’Avignon, à la Chapelle du Verbe Incarné, puis à Ménerbes, en collaboration avec la Maison Dora Maar.


dimanche 7 juin 2020

Festival d’Avignon annulé - e-festival du TOMA




Le jazz selon Alain Jean-Marie  « on doit toujours se rendre disponible pour pouvoir prendre ce qui arrive et donner ce qu’on a pris, je devrais dire appris… »


La programmation avignonnaise d’Hymne, mon dernier spectacle, au TOMA - Chapelle du verbe Incarné a été annulée. Je suis donc heureuse de participer au e-festival que Marie-Pierre Bousquet et Greg Germain organisent face aux circonstances exceptionnelles que nous traversons. Merci à eux et à toute l’équipe du théâtre ! Pour l’occasion, nous allons enregistrer des extraits de mon triptyque sur la Relation d’Edouard Glissant qui résonne en musique dans les trois volets : Les Indes, d’après son poème, suivi de Frères migrants d’après le livre de Patrick Chamoiseau et Hymne d’après celui de Lydie Salvayre (les trois sont ici http://compagnieloufried.free.fr/)

Pour cet enregistrement, je pensais réunir mes compagnons de route que sont Thomas Savy, compositeur des Indes, et Felipe Cabrera qui a composé pour Frères migrants et Hymne. Thomas va pouvoir me rejoindre et c’est une grande joie, mais Felipe est à Cuba où les aéroports ne sont pas encore ouverts… Il va nous manquer. Nous pensons fortement à lui et à tous les artistes de ces trois spectacles que je cite plus bas en espérant en oublier aucun.

Pendant le confinement j’ai eu un grand besoin de dire du Glissant et du Césaire, juste pour moi-même, pour me ressourcer. Immanquablement la musique d’Alain Jean-Marie m’est revenue en mémoire, vibrant avec les mots. Il y a quelque temps déjà, nous avons conçu ensemble un duo sur Césaire intitulé Radiolaires . Alain est habité par cette poésie. Elle est autant dans les touches de son piano que dans sa façon d’être présent aux autres, ce qui me parait précieux quand les mots sont en permanence  détournés de leur sens. Il me fait l’amitié et l’honneur de nous rejoindre pour cet enregistrement.

Bonheur de réaliser ce moment au théâtre Antoine Vitez d’Ivry où toute l’équipe me parait aussi utopiste que moi, un grand merci à Christophe Adriani et à toute son équipe de nous recevoir. Je suis à distance le sillon du chariot des quartiers d’Ivry qui amène le spectacle sous les fenêtres des ivryens. C’est beau, c’est concret, c’est vivant, BRAVO !

« La lumière d’au-dehors et d’au loin est comme une lance bien jetée, elle jaillit de la caverne, ou de la clairière, ou de ce jardin public, ce n’est pas pour exterminer ces exterminateurs, elle les saisit béants et les change malgré eux »  Philosophie de la Relation, Edouard Glissant

Les artistes qui m’accompagnent dans le triptyque Les Indes, Frères migrants et Hymne :
Thomas Savy, Eddie Ladoire, Sonny Troupé, Raphaël Imbert, Felipe Cabrera, Annabel Guerrero, Coline Dalle, David Antore, Laurent Maur, Vladimir Médail, Annabelle Brunet, Claude Valentin, Carl Carniato.

Une grande pensée pour l’équipe d’administration/production qui s’associe à la Compagnie Loufried : Hop Bach Mounier, Agnès Roul et Dylan Guillou.



Isabelle Fruleux

lundi 11 novembre 2019

FRÈRES MIGRANTS de PATRICK CHAMOISEAU




Dimanche 17 novembre à Bordeaux, nous formerons un cercle ouvert de réflexion et de partage avec Patrick Chamoiseau, Béata Umubyeyi-Mairesse et Fadoua Roh. Vous êtes les bienvenus.

Voici deux extraits de l’ouvrage dont je ferai une lecture. Dans ce premier, l’auteur évoque la Relation, précieux poécept pensé par Edouard Glissant : 
« La Relation ne crée pas de communauté fondée sur la même narration - le grand récit unique, les mêmes ancêtres, la même identité devenue intangible. Elle fait exploser les fixités dans une conscience partagée, toute de conscience individuelles portées à un optimal degré de plénitude. Conscience dès lors toujours en devenir dans un essaim d’images. C’est pourquoi elle relie, relaie, relate, rallie, allie, et que ce mouvement ressemble à de la joie. »

« Seulement, la paix capitaliste et financière n’est pas la paix. Elle est fourrière d’une barbarie qui domestique les barbaries anciennes sous l’arche des « mœurs douces » où fricotent les banquiers, les affairistes et les marchands. Au fil de sont triomphe , cette barbarie perd de son invisibilité, voit surgir ses basses-fosses et déborder ses cales se révèle en final tout aussi virulente qu’une vieille arche de Noé où se concentreraient à des degrés divers toutes les virulences qui avaient existé… Ho ! que les morts massives en Méditerranée nous dessillent le regard ! Qu’elle nous permette de distinguer les petites morts du quotidien, le désastre disséminé dans l’écume de nos jours, l’innommée catastrophe dont l’ombre en chique taille pèse à fond parmi nous de tout son impossible!… »  
FRÈRES MIGRANTS de Patrick Chamoiseau éditions Seuil

Le dimanche 17 novembre à 15h, à La machine à Lire, 
8 Place du Parlement 33000 Bordeaux

mercredi 13 février 2019

FRÈRES MIGRANTS d'après Patrick Chamoiseau

"Le chemin par lequel on frappe l'Autre est le même que ceux-là qui direct touchent à soi"
Frères Migrants de Patrick Chamoiseau

Le 23 février à la médiathèque François Mittérand de Poitiers


jeudi 7 février 2019

FRÈRES MIGRANTS, Patrick Chamoiseau


 FRÈRES MIGRANTS 
d'après Patrick Chamoiseau, avec Felipe Cabrera ( contrebasse) Laurent Maur (harmonica chromatique)
 (http://compagnieloufried.free.fr

Nous serons à Paris, le  vendredi 22 février à l’espace Cardin du Théâtre de la Ville
https://www.theatredelaville-paris.com/fr/spectacles/saison-2018-2019/temps-forts/voix-de-femmes-soiree-musicale

Je réponds ici à l’invitation de Abd Al Malik, artiste associé au Théâtre de la Ville, et j’en suis très honorée.
« Les poètes déclarent qu’une constitution nationale ou supranationale qui n’anticiperait pas les procédures d’accueil de ceux qui passent qui viennent et qui appellent contreviendrait de même manière à la sureté de tous » 



samedi 2 février 2019

FRÈRES MIGRANTS de Patrick Chamoiseau à Poitiers

" Citoyens de cette Mondialité (qu'ignorent toujours les géographies capitalistes), les voici inclassables - à la fois clandestins bannis expulsés expurgés exilés désolés voyageurs tapageurs réfugies expatriés rapatriés mondialisés et démondialisés, dessalés ou noyés, demandeurs d'asile, demandeurs de tout ce qui peut manquer aux vertus de ce monde, demandeurs d'une autre cartographie de nos humanités! " Frères migrants de Patrick Chamoiseau, Seuil éditions

Le 23 février 2019 à la médiathèque François Mittérand, 
4 rue de l'Université 86 000 Poitiers 05 49 52 31 51
Entrée libre et gratuite


Avec Isabelle Fruleux (voix) Felipe Cabrera (contrebasse) Laurent Maur ( harmonica chromatique)


mercredi 5 décembre 2018

les AOC de l’égalité à Mont de Marsan

Demain, le 6 décembre, 
pour les AOC de l’égalité
nous donnerons voix et musique aux mots de 
Patrick Chamoiseau, 

FRÈRES MIGRANTS

« Faire minaret de l’Asile, 
cathédrale du Refuge, 
temple de la Bienveillance, 
ce sont nos dignités. »

 Avec Felipe Cabrera à la contrebasse et aux compostions 
et Laurent Maur à l’harmonica chromatique.


vendredi 30 novembre 2018

Festival Plumes d’Afrique le 1er décembre

Ce samedi 1 décembre, 
je suis très touchée de répondre à l’invitation de Jean-Luc Raharimanana - dont j’apprécie tant la présence écrite et scénique - à rejoindre le festival Plumes d’Afrique pour une soirée qu’il orchestre avec l’éclairant éclaireur, Marc Alexandre Oho Bambe.

Cette soirée exceptionnelle réunira des artistes dont la pensée et l’acte mènent à entrer en Relation, cette idée d'un monde fait de toutes ses différences, additionnées sans exclusion, que nous devons à Edouard Glissant. Pour ceux qui ne pourront nous rejoindre, je vous invite à lire ces auteurs qui accueillent le monde à travers leurs inspirations et lui insuffle un devenir humain.
Avec Jean-Luc Raharimana, Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre, Wilfried N’Sondé, Soeuf Elbadawi, Felwine Sarr, Kossi Efoui, Souleymane Diamanka et Tao Ravao, nous ferons vibrer mots et voix ensemble.

Cheminant avec le texte FRÈRES MIGRANTS, je partagerai les mots de Patrick Chamoiseau :
 « Fais en sorte qu’aucune donnée du monde ne te paraisse hostile. Chaque donnée du monde complétera ta présence, l’étendra un peu plus, la gardera en vie ».



samedi 17 novembre 2018

PARCOURS DE MIGRANTS

A Valenton, dans le cadre de PARCOURS DE MIGRANTS
du 17 novembre au 1er Décembre, 
une soirée sera dédiée à Patrick Chamoiseau le 24 novembre. 
Elle commencera par une rencontre avec l’auteur et sera suivie d’une programmation de Frères Migrants. L’évènement annonce un beau programme avec une exposition, la projection du film « Des étrangers dans la ville » de Marcel Trillat, en sa présence et celle de représentants de la Cimade. Il y aura aussi une journée professionnelle, elle est hors programme mais je l’applaudis fortement: pour recevoir, conseiller et orienter les publics migrants, l’équipe de la bibliothèque de Valenton organise, avec l’association des médiathèques du Val de Marne, une réunion avec le personnel des bibliothèques pour se préparer à cet accueil. Une très belle initiative! Il y aura aussi une conférence de Claire Rodier, juriste au Gisti, sur son livre « Migrants et réfugiés: réponse aux indécis aux inquiets et aux réticents » dans lequel le refus de l’accueil perd point par point sa crédibilité et où l’on rappelle, entre autres, mais pourquoi devons-nous encore le rappeler???, que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 s’est constituée contre les horreurs de la seconde guerre mondiale pour reconnaitre des droits fondamentaux à TOUS les humains, comme: le droit de ne pas être torturé, le droit de circuler librement, celui de vivre sans persécution, celui de vivre… 
Ami-e-s, Valenton, c’est tout près de Paris!


http://biblio-valenton.fr

« L’Europe envisagée comme solitude au monde!
L’Europe, amputée de sa propre mémoire, se voyant née d’elle-même, se nourrissant d’elle-même, achevée en elle-même sans besoin de l’humain!…
Pourtant, en son sein même, l’imprévisible surgit. » 

FRÈRES MIGRANTS 

de Patrick Chamoiseau 
avec Isabelle Fruleux (conception, voix) 
Felipe Cabrera (composition, contrebasse) 
Laurent Maur (harmonica chromatique).


jeudi 8 novembre 2018

AOC de l’Égalité

Nous faisons partie des AOC de l’Égalité avec FRÈRES MIGRANTS, de Patrick Chamoiseau. Je vous invite à découvrir toute la programmation de cette édition 2018: https://aocegalite.fr/presse-2018/. Elle est riche et variée, il y en vraiment pour tous et les lieux couvrent toute la Nouvelle Aquitaine. Quinze jours d’événements, du 23 novembre au 7 décembre, en faveur de l’égalité des droits. Il y a de quoi faire...allons-y! Je suis honorée d'y retrouver Abdellatif Chaouite avec qui nous partagerons la soirée. Auteur de nombreux articles et d'essais sur l'émigration-immigration et sur l'interculturalité, rédacteur en chef de la revue Écarts d'Identité, Abdellatif Chaouite nous donnera son éclairage en lien avec notre programmation. Le pilotage des AOC nous rappelle le patrimoine commun chanté haut et fort par le regretté Rachid Taha et demande si tout le monde est là pour s’en souvenir. Si, on s'en souvient, nous y serons le 6 décembre au Café Music de Mont-de-Marsan et c’est une joie!


samedi 20 octobre 2018

LA VOCATION D’UNE NATION...

"LA VOCATION D’UNE NATION EST ICI D’ACCUEILLIR TOUTE LA MISÈRE DU MONDE DONT LA RENDENT COMPTABLE SON EXPÉRIENCE, SON AMPLEUR FONDATRICE, SA DÉCENCE HISTORIQUE! » 
Patrick Chamoiseau

FRÈRES MIGRANTS de Patrick Chamoiseau, mis en voix par Isabelle Fruleux
Accompagnée par Felipe Cabrera aux compositions et à la contrebasse et Laurent Maur à l’harmonica

Demain, 20 octobre, à l’opéra de Limoges

Le 11 Novembre à Marseille, au Mucem, en présence de Patrick Chamoiseau
Le 1er décembre à l’Espace Malraux de Joué-Les-Tours, en présence de Patrick Chamoiseau
Le 6 décembre au Café Music de Mont-de-Marsan
Le 23 Février à la Médiathèque de Poitiers


dimanche 30 septembre 2018

CAUSES COMMUNES au Theatre A. VITEZ d'Ivry

Prochain rendez vous 

Causes communes

ce dimanche 30 septembre 2018
 à 17h au Théâtre Antoine Vitez,

avec Isabelle Fruleux , Mathilde Robert , Karine Parrot du Gisti, Laurence Kanouté, Annie Plenel, Mireille Delmas-Marty et le duo Kristoff K-Roll...

Cliquer sur le lien :



Osons la Fraternité




"Quand une civilisation renonce à ses propres valeurs, ou qu'elle ruse avec ce qui lui a permis de structurer ses avancées et ses systèmes, quand elle justifie l'injustifiable, quand elle déserte ses propres élaborations de ce qui est humain ou qu'elle accepte (à l'aune d'on ne sait quelles exonérations) que des centaines de personnes puissent mourir à ses portes, c'est qu'il y a une part de l'intelligible et du sensible, et un au-delà de l'intelligible et du sensible, qui s'est fermé à ce que nous sommes devenus. C'est cet au-delà de l'intelligible et du sensible qu'il nous faut invoquer. L'art y peut quelque chose. La littérature donc."Patrick Chamoiseau et Michel Lebris, "Là ou littérature ne peut" en introduction de "Osons la fraternité!", ouvrage dont je vais lire des extraits 
le 30 septembre
 au théâtre Antoine Vitez d'Ivry
dans le cadre de Causes Communes
à 17h.

jeudi 27 septembre 2018

FRÈRES MIGRANTS, Patrick Chamoiseau


« Quand le monde est perçu comme vivant -ouvert imprévisible, soumis aux irruptions de l’impensable-, que cela est vécu avec confiance décence et dignité, dans les bienveillances de la mondialité, il fait en nous « Tout-monde ».  C’est d’en être possédé qui ouvrira à nos divinations le monde qu’annoncent les migrants. » FRÈRES MIGRANTS de Patrick Chamoiseau, ed Seuil.

« La Relation ne crée pas de communauté fondée sur la même narration - le grand récit unique, les mêmes ancêtres, la même identité devenue intangible. Elle fait exploser les fixités dans une conscience partagée, toute de consciences individuelles portées à un optimal degré de plénitude. Conscience dès lors toujours en devenir dans un essaim d’images. C’est pourquoi elle relie, relaie, relate, rallie, allie et que ce mouvement ressemble à de la joie » FRÈRES MIGRANTS de Patrick Chamoiseau, ed Seuil.
Nos prochaines dates approchent, vous serez peut-être sur notre chemin… FRÈRES MIGRANTS, d’après le livre de Patrick Chamoiseau, avec Felipe Cabrera à la contrebasse et aux compositions, Laurent Maur à l’harmonica le : 21 octobre à l’Opéra de Limoges, le 11 novembre au Mucem à Marseille, le 1et 2 décembre à l’Esapace Malraux de Joué-les-Tours (seule, en lecture suivie d’une prise de parole de l’auteur le 2), le 6 décembre au Café Music de Mont-de-Marsan.

mercredi 6 juin 2018

Prix des Marins Pêcheurs Guadeloupéens

Frères Migrants
au Prix des Marins Pêcheurs Guadeloupéens
Samedi 9 juin 2018 à 20h30
Port de pêche Port-Louis




Frères Migrants, d'après le texte de Patrick Chamoiseau
Conception et voix : Isabelle Fruleux
Compositions : Felipe Cabrera
Harmonica chromatique : Laurent Maur

mercredi 30 mai 2018

Rencontres Orient Occident Mercier

Je retrouve avec plaisir les Rencontres Orient Occident 
où j'ai présenté en 2017 La Déclaration des Poètes issue de Frères Migrants, d'après le texte de Patrick Chamoiseau. Dans le cadre de l'édition 2018 de ce beau festival, Mireille Delmas-Marty nous a réunies, Elsa Beriola au piano et moi-même pour une lecture musicale de son conte poético-politique : Au Congrès des Vents (apologue de «Aux quatre vents du monde» SEUIL éditions) où le « Petit souffle innommé », autrement dit le souffle vital qui anime chaque être humain, osa prendre la parole face aux acteurs de la mondialisation... 
Mireille Delmas-Marty, juriste en droit international et professeur honoraire au Collège de France s'inspire notamment de la pensée d'Edouard Glissant pour une conception juridique qui prend en compte les concepts de Mondialité et de Relation. 

La soirée sera en présence de Mireille Delmas-Marty 
et de Patrick Chamoiseau qui échangeront avec le public.




vendredi 25 mai 2018

Etonnants Voyageurs 2018

      L'Appel de saint-malo
    « Touts différents, tous interdépendants, tous solidaires » 


Faisant suite au MANIFESTE POUR UNE MONDIALISE APAISÉE, de Mireille Delmas-Marty (Manifeste que vous retrouverez dans « Osons la fraternité! », ouvrage collectif dirigé par Michel Le Bris et Patrick Chamoiseau) , L’APPEL DE SAINT-MALO, co-dirigé par la juriste et professeur au Collège de France, propose un principe d’hospitalité pour une gouvernance mondiale des mobilités humaines. La célébration des 70 ans de La Déclaration universelle des droits de l’homme, en décembre 2018, est la prochaine étape pour envisager la mise en œuvre juridique de cet accord.



lundi 30 avril 2018

FRÈRES MIGRANTS de Patrick Chamoiseau

FRÈRES MIGRANTS 
le 12 mai à Nantes, dans le cadre d’un évènement officiel programmé par la ville, je serai à Nantes, avec Felipe Cabrera aux compositions et à la contrebasse, Laurent Maur à l’harmonica chromatique et Claude Valentin à la conception sonore. Avec en première partie « La parole au krakatoa », un hommage à Aimé Césaire par la Cie Borborygmes, le tout orchestré par Gerty Dambury en présence des invités d’honneur, Patrick Chamoiseau, Achille Mbembe et Abd Al Malik, musique et paroles ouvertes!
https://completement.nantes.fr/agenda/les-fils-de-la-foudre

vendredi 20 avril 2018

Festival Etonnants Voyageurs 2018 "Osons la fraternité!"


A l'occasion de la parution de "Osons la fraternité!"
 un collectif de 30 auteurs qui s’insurgent contre le sort réservé aux migrants, 
Isabelle Fruleux lira des extraits de l’ouvrage le weekend du 19 mai à Saint Malo pour le Festival Etonnants Voyageurs. Retrouvez les textes de Lydie Salvayre, J.M.G Le Clézio, Léonora Miano, Laurent Gaudé, Kaouther Adimi, Raphaël Gluksmann, Felwine Sarr, Patrick Chamoiseau, Achille Membe, Mireille Delmas Marty, Michel Lebris, Tahar Ben Jelloun, Pascal Blanchard, Christiane Taubira… Vous êtes les bienvenus!

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