dimanche 27 juin 2021
HYMNE à IVRY le 6 juillet 2021
dimanche 23 mai 2021
"Lampedusa ce que nous disent les gouffres" Patrick Chamoiseau
"Toute douleur est apprendre et ce chant est connaitre"
#22 mai
samedi 22 mai 2021
Edouard Glissant - LES INDES
#22 mai 1848
« Voici la plage, la nouvelle. Et elle avance pesamment dans la marée,
La mer ! ô la voici, épouse, à la proue, délaissant l’ancre.
Elle roule, très unie : sur sa route non-saccagée. » Edouard Glissant - LES INDES
« Ô dans les siècles de ces siècles, plus éternels que la parole des Pythies,
Ainsi les ai-je vus, nombreux parmi les pousses et les ronces.
L’histoire les oublie, car ils sont morts de ce côté du monde où le soleil décline.
Je les appelle sur la plage, auprès de ceux partis, mais qui demeurent cependant.
Ils sont les Conquérants de la nuit nue. Ouvrez les portes et sonnez pour les héros sombres. La mer
Les accueille parmi ses fils, le soleil se lève sur le souffle de leur âme.
Ils s’appellent, fameux et oubliés, qui résistèrent au nocher des caravelles. » Edouard Glissant - LES INDES
samedi 24 avril 2021
INVITATION professionnelle HYMNE
Dans le cadre de la résidence hors les murs
du Glob Théâtre, Scène d’Interêt national Art et Culture,
en partenariat avec l’Iddac,
La compagnie Loufried
vous invite à la sortie de résidence réservée aux professionnel.le.s
le 7 mai à 11h à la Manufacture CDCN Bordeaux
sur réservation en suivant le lien ci-dessous :
Sortie de résidence
suivie d’un échange avec
« On dit que la voix d’Orphée faisait miraculeusement se coucher les bêtes. Le cri de Hendrix fit tomber en un instant, ce matin du 18 août 1969, à Woodstock, des murs entiers d’indifférence et d’amnésie. »
Coproductions : Théâtre Antoine Vitez Scène d’Ivry, Compagnie Loufried
Aides à la résidence : Spedidam, iddac, Glob Théâtre, La Manufacture CDCN
Soutiens : SACD, Musée d’Aquitaine, La Machine à lire
Résidences : Théâtre Antoine Vitez Scène d’Ivry, résidence du Glob Théâtre scène conventionnée d’interêt national Art
et Création hors les murs à La Manufacture CDCN
Adaptation - Mise en scène - Voix Isabelle Fruleux
Compositions Felipe Cabrera / Basse Christophe Borilla / Guitare Vladimir Médail
Scénographie - Lumière David Antore / Costumes Coline Dalle / Son Claude Valentin
Scénographie vidéo Annabelle Brunet - Carl Carniato / Teaser Carl Carniato / Photos ©Stella Lannitto
mardi 23 mars 2021
Printemps des Poètes avec Aimé Césaire : Fraternité(s) Miraculeuse(s)
Le 27 mars, nous fêterons le Printemps des Poètes à Valenton !
Les Armes miraculeuses, dont s’inspire ce duo avec Thomas Savy à la clarinette basse, est un recueil de poèmes écrits par Aimé Césaire pendant la seconde guerre mondiale. Césaire passera la majorité de cette période à la Martinique où il enseignera les lettres.Avec Susanne, son épouse, et des intellectuels martiniquais, il y fondera la revue littéraire Tropiques dans laquelle paraitront d’abord ces poèmes qui fustigent le fascisme et le colonialisme. Le message véhiculé étant sans concession avec le régime en cours, la gageure pour Césaire est de contourner la censure. Cette dernière est d’autant plus intolérante que la Martinique est alors sous le contrôle de Vichy représenté par l’amiral Robert. Pour parvenir à publier, Césaire utilisa le mode d’expression surréaliste comme d’un code. Touchant à l’orfèvrerie, le déploiement lexical y est tout aussi précis que recherché. Les sonorités et les rythmiques qui jalonnent la versification y sont définies comme une matière scénographique, autant propice à la projection mentale qu’à l’exploration sensorielle. André Breton, rencontré en 1941, ne s’y trompera pas. Il écrira la préface du Cahier d’un retour au pays natal , dans laquelle il désignera Césaire comme grand poète, notamment en ces termes :
« la poésie de Césaire, comme toute grande poésie et tout grand art, vaut au plus haut point par le pouvoir de transmutation qu’elle met en oeuvre et qui consiste, à partir des matériaux les plus déconsidérés (…) à produire la liberté »
La transmutation est en effet un thème récurrent dans Les Armes miraculeuses et se trouve particulièrement figurer dans Les pur-Sang. Dans ce poème se développe une dramaturgie sous la forme d’un récit introspectif qui s’étend en volutes ou s’égraine en saccades. À travers un alliage de mots et de musique, Thomas Savy et moi-même suivrons le fil de cette exploration. Alors qu’une descente dans la psyché du poète semble s’y opérer, c’est en réalité l’avènement progressif d’une conscience de l’humain qui, depuis son essence indivisible, est menée vers une nouvelle ère. Comme Césaire le dit clairement dans son Discours sur la Négritude, il s’agit de ne plus « couper l’homme de lui-même, couper l’homme de ses racines, couper l’homme de l’univers, couper l’homme de l’humain ». Une renaissance symbolisée par une effusion végétale qui prolonge l’humain. Le poète y célèbre un terreau commun, fruit d’un combat intraitable pour la fraternité.
« Mes pieds vont le vermineux cheminement
plante
mes membres ligneux conduisent d’étranges sèves
plante plante
et je dis
et ma parole est paix
et je dis et ma parole est terre
et je dis
et la Joie
éclate dans le soleil nouveau »
Aimé Césaire - Les Pur-sang - extrait
lundi 18 janvier 2021
HYMNE, d'après le livre de Lydie Salvayre
Chez les amérindiens Kunas, MOLA veut dire : le plumage de l'oiseau.
Sur scène, ce que je donne à voir est aussi important que les mots et la musique. Nous sommes sans cesse matraqués visuellement par des images qui nous disent ce qui est beau, ce qui a de la valeur, ce qui est enviable... J'essaye d'habiter ce langage des images où je trouve la liberté de le faire. Pour moi, c'est sur scène, et le vêtement y a un sens. HYMNE a bénéficié d'une très belle création costume signée par Coline Dalle. La femme qui s'exprime dans ce spectacle a plusieurs âges. Elle est la grand-mère de Jimi Hendrix, celle qui lui conte l'histoire de la famille et , à travers elle, éclaire et révèle celle des États-Unis d'Amérique. Elle est la mère de Jimi Hendrix, merveilleuse artiste, femme aspirant à une liberté qu'elle n'atteindra jamais , et qui finira, très jeune, noyée dans la tristesse et l'alcool. Elle est une femme forte et combattante, consciente des brûlures de l'Histoire. Elle est Jimi Hendrix, elle est Lydie Salvayre. Elle évolue des temps précolombiens jusqu'à nos jours. Sur cette photo, elle porte une jupe dont la conception s'inspire de la technique du MOLA. Des tissus sont superposés et ces différentes strates apparaissent à travers des découpes géométriques, dans un équilibre de couleurs et de formes. Le MOLA est une scuplture qui se révèle en découvrant ce qui la constitue. Bref, un grand merci à Coline Dalle pour ce déploiement et cet envol.
HYMNE sera en mai 2021 à Bordeaux, au CDCN La Manufacture en collaboration avec le Glob Théâtre, en juillet au festival d'Avignon, à la Chapelle du Verbe Incarné (TOMA), puis à Ménerbes, en collaboration avec la Maison Dora Maar.
jeudi 14 janvier 2021
Hymne, reloaded ?
© Stella Iannitto





